Protection , MST
Cette page s'adresse à tous ceux et toutes celles que le
sexe intéresse et plus particulièrement à ceux et celles qui
ont fait le choix d'une sexualité plurielle et multiple.
Cette page regroupe les questions le plus souvent posées et
des indications détaillées sur ce qu'il est possible de
pratiquer en réduisant les risques de transmission du VIH et
des autres MST.
Cette page est singulière parce qu'elle évoque des pratiques
plurielles et multiples. Ici nous ne parlerons que de sexe,
deux sexes, encore de sexes... Après tout, n'est-ce pas une
des choses les plus agréables ?
Pour visualiser les différents moyen de protection cliquez
ici
A notre époque , on ne peut plus parler de sexe , sans
parler obligatoirement de protection , et qui plus est ,
lors de relations avec d'autres partenaires que sa
partenaire habituelle ...
Nous allons tenter de faire le point sur les moyens actuels
de protection dont le plus sur et le plus efficace est le
préservatif ... Le ou plutôt LES préservatifs , les petits ,
les grands , les longs , les xxl ? NON ! les différents
préservatifs , féminin , masculin ( qu'on ne présente plus )
, les carrés de latex ... etc. ... car a chaque type de
relation correspond un préservatif.
Utilisé dans pratiquement 99.99 % des relations échangistes
( pénétration anale ou vaginale ) , Le préservatif classique
( masculin ) est pratiquement toujours mis a disposition
dans la majorité des clubs
Par contre ( d'après constat personnel ) il est tres peu
utilisé lors des rapports oraux ( H/F ou F/F ) , je dirais ,
par 1 a 2 % maxi des personnes
Vivre ses fantasmes... Se protéger soi et protéger les
autres.
De quoi se protège-t-on ?
MST et VIH
Une MST (Maladie Sexuellement Transmissible) est une maladie
infectieuse qui se transmet lors de rapports sexuels non ou
mal protégés. Il existe un grand nombre de MST.: la
gonococcie génitale ou "chaude pisse", la syphilis, la
condylomatose, la chlamydiose, l'herpès génital... et
surtout des virus comme ceux du SIDA ou des hépatites.
L'hépatite A se transmet par voie orale : aliments, eau
contaminée et contacts buccoanaux (le virus est présent dans
les selles).
L'hépatite B : la transmission se fait essentiellement par
voie sexuelle et sanguine. Les sécrétions sexuelles et le
sang sont donc les principaux vecteurs de l'hépatite B. Il
existe également un risque, moins élevé, de transmission par
la salive. Vagin, anus, gland, urètre et bouche sont donc
les portes d'entrée de ce virus.
L'hépatite C se transmet essentiellement par voie sanguine.
Il existe toutefois un risque de contamination par voie
sexuelle (estimé à moins de 5%) en cas de règles et de
lésions génitales. Son virus, tout comme celui de l'hépatite
B, reste plus actif à l'air libre que le VIH, ce qui
signifie que le partage de matériel (seringues, piercings,
rasoirs, etc ... ) ayant été en contact avec du sang infecté
peut être à l'origine d'une contamination.
Le SIDA (Syndrome d'Immuno-Déficience Acquise) est la
conséquence grave et tardive de l'infection par le VIH
(Virus de l'Immuno-Déficience Humaine). Celui-ci détruit la
capacité de l'organisme à lutter contre les infections.
Aujourd'hui encore, il n'existe aucun traitement pour guérir
cette maladie ou s'en prémunir. Les traitements actuels, qui
sont très contraignants, ne font que ralentir l'évolution de
la maladie
Quand se protéger ?
Il existe un éventail de pratiques, qui peuvent être toutes
aussi excitantes les unes que les autres, ne nécessitant pas
forcément de protection : les caresses avec la main ou la
langue sur la peau, la masturbation solitaire ou en groupe
côte à côte, les massages, les frottements d'un corps contre
l'autre, la stimulation des mamelons (zone érogène
importante, oui, Oui, même pour les hommes), les jouets
sexuels non partagés, les bains et douches érotiques, les
strip-tease, le Minitel, ou les films X...
Et pour ceux qui osent le très osé: les "golden shower" (ou
"douche dorée" qui consistent à "se faire pisser dessus"),
les jeux psychologiques dominant-e/dominé-e, le "bondage"
(ligoter son-sa partenaire), les jeux de cire chaude, le
fétichisme (l'excitation par le caoutchouc, le cuir, le
vinyle, les talons aiguilles, etc ... ).
Ces pratiques sont totalement safe car,
se protéger, c'est éviter de mettre en contact les "liquides
corporels" contaminants et les "portes d'entrée"des agents
infectieux dans l'organisme.
Dans le cas du VIH, les seuls liquides du corps pouvant
contenir une quantité suffisante de virus de façon à
provoquer une contamination sont le sang (sans oublier celui
des règles), le lait maternel et les sécrétions sexuelles de
l'homme et de la femme: les sécrétions vaginales, le sperme
et, dans une moindre mesure, le liquide séminal (la goutte
avant l'éjaculation).
Mais le virus ne peut pénétrer dans le corps que par des
portes d'entrée qui jouent un rôle clef : la peau et la
muqueuse buccale, sauf lésions, ne sont pas des portes
d'entrée du VIH. Les parois (muqueuses) du vagin, le col de
1 1 utérus, l'utérus, le gland, l'urètre (le conduit
urinaire) et le rectum (la zone après l'anus) sont des
portes d'entrée car elles sont tapissées de cellules qui
permettent au virus de pénétrer par simple contact, même en
l'absence de lésion.
Bonnes nouvelles:
- quand on se protège du Sida, on se protège de la plupart
des MST
- il existe des vaccins contre les hépatites A et B.
Quelles protections pour quelles pratiques ?
Embrasser ?
Que faire quand on aime lécher ou embrasser les lèvres, la
peau, les seins de quelqu'un ?
Pratiques des plus agréables et totalement safe. A consommer
sans modération.
L'échange de salive ou le baiser profond sont-ils safe ?
C'est une pratique safe, non contaminante par rapport au VIH
: la bouche n'est pas une porte d'entrée. Cependant, pour
l'hépatite B, un risque très faible et difficilement
mesurable subsiste, majoré en cas de lésion buccale.
Sucer ?
La fellation fait partie des pratiques potentiellement
contaminantes que l'on n'arrive ni à prouver ni à exclure
par rapport au VIH. Mais n'oublions pas aussi que d'autres
MST peuvent se contracter de cette façon et en particulier
l'hépatite B.
Est-on plus exposé au virus quand on suce ou quand on se
fait sucer ?
Les deux comportent des risques très faibles et quasi
identiques. Le risque augmente si le sexe sucé présente des
micro lésions et si la personne qui suce est séropositive,
qu'un peu de sang, présent dans sa bouche, se mêle à sa
salive la transformant alors en un liquide potentiellement
contaminant.
De même, si celui qui se fait sucer est séropositif, le
sperme et le liquide séminal peuvent être contaminants et la
bouche de son/sa partenaire peut devenir une porte d'entrée
en cas de lésion.
Alors quelles précautions prendre ?
Si vous avez du mal à utiliser une capote pour la fellation,
évitez au moins l'éjaculation dans la bouche. Il est
conseillé d'être vacciné-e contre l'hépatite B. Si vous êtes
adepte de la prudence, sachez qu'il existe des préservatifs
non lubrifiés ou aromatisés, avec des parfums variés, qui
vous éviteront le goût du lubrifiant.
Si on a du sperme dans la bouche que peut-on faire ?
Le recracher, se rincer la bouche mais éviter de se brosser
les dents avant ou après la fellation pour ne pas créer de
lésions aux gencives. Après des soins dentaires ou en cas
d'affection de la bouche, reporter l'envie de sucer à un
autre jour... ou utiliser un préservatif.
Et lorsqu'on avale le sperme ?
L'œsophage est une muqueuse. Elle peut être irritée et
comporter des lésions. Il en est de même pour la gorge et
l'estomac en cas d'ulcère.
Quelles précautions prendre lorsqu'on suce plusieurs
personnes successivement ?
On peut utiliser un nouveau préservatif à chaque fellation
afin d'éviter de multiplier les risques de contamination
pour la personne qui suce et celles qui sont sucées. Il peut
y avoir passage de sécrétions, chargées de VIH et de
vecteurs d'autres MST, d'un sexe à l'autre.
Et lorsqu'on a envie de sucer quelqu'un qui vient d'éjaculer
?
Proposer une douche érotique pour s'assurer qu'il ne reste
aucune trace de sperme.
Lécher ?
Le cunnilingus et l'analingus, font partie des pratiques
dont on n'arrive pas à prouver le risque contaminant
concernant le VIH, on ne peut pour autant l'exclure.
Toutefois, n'oubliez pas que d'autres MST peuvent se
contracter de cette façon.
Quelles précautions prendre lorsqu'on lèche le sexe d'une
femme ?
Les sécrétions vaginales des femmes sont des liquides
corporels potentiellement contaminants. Il peut y avoir
risque de transmission, même s'il reste faible. Les adeptes
de la prudence peuvent utiliser un carré de latex (à défaut,
un préservatif découpé dans le sens de la longueur) surtout
s'il y a des lésions dans la bouche et pendant la période
des règles.
Et lorsqu'on lèche le sexe d'une femme qui vient d'être
pénétrée ?
Même après un rapport protégé ou sans éjaculation du
partenaire, le risque existe car il y a augmentation des
sécrétions vaginales liées à la pénétration. S'il y a eu
éjaculation du partenaire précédent, il y a contact possible
avec son sperme.
Que peut-on proposer lorsqu'on vient d'être pénétré-e et
qu'on a envie qu'on nous lèche le sexe et/ou l'anus ?
Là encore, on peut proposer un carré de latex à son, sa
partenaire car le vagin et surtout l'anus peuvent comporter
des micro lésions après une pénétration.
Est-on plus exposé aux agents infectieux lorsqu'on lèche ou
lorsqu'on se fait lécher le sexe ?
Le risque est quasi nul dans les deux sens pour ce qui
concerne le VIH. Par contre, un risque de transmission
d'autres MST demeure .
Et lorsqu'on lèche un anus ?
Le risque de contamination par le VIH est également très
faible. Cependant en cas de lésions de la bouche et/ou de la
région anale, et surtout après une pénétration, le mieux est
d'utiliser un carré de latex (ou un préservatif découpé).
Lécher un anus présente par contre un risque potentiellement
important de transmission d'autres MST, de germes ou de
bactéries. Là encore, l'utilisation d'un carré de latex ou
l'usage préalable de savon ou de lingettes désinfectantes
est fortement conseillé.
Et lorsqu'on lèche plusieurs personnes à la suite ?
La prudence recommande d'utiliser un nouveau carré de latex
(ou un préservatif découpé) pour chaque cunnilingus ou
analingus afin d'éviter de multiplier les risques de
transmission aussi bien pour la personne qui lèche que pour
celle qui est léchée. Il peut en effet y avoir passage de
sécrétions, chargées de VIH et vecteurs d'autres MST, d'un
sexe à l'autre.
Masturber/ Doigter ?
Quelles précautions prendre lors d'une masturbation
solitaire ?
Aucune, si ce n'est d'accorder la plus grande attention à
votre plaisir.
Quelles précautions prendre lorsqu'on se masturbe les uns,
les unes et les autres ?
La personne qui masturbe des pénis ou fait des doigtés ne
risque rien, sauf si elle est blessée à la main ou aux
doigts. Par contre, veiller à ne pas véhiculer de liquides
contaminants d'une personne à une autre.
Et lorsqu'on fait un doigté alternativement de l'anus au
vagin d'une même personne ?
Le risque de transmission ne concerne pas le VIH mais
d'autres MST et germes qui passent ainsi de l'anus au vagin.
Et lorsqu'on fait des doigtés successifs de vagins et d'anus
différents ?
Là encore, il convient d'éviter de faire voyager par le
biais des doigts les liquides contaminants vers les portes
d'entrée. On pourrait peut- être se mettre d'accord sur le
mot d'ordre "un sexe, un doigt ou un anus, un doigt". C'est
à dire utiliser pour chaque pénétration différente, un doigt
ou des doigts différents.
Mais comme on n'a que 10 doigts, on peut aussi utiliser
plusieurs préservatifs on des gants de latex. Si on trouve
ces derniers trop imposants, on peut les couper à la base de
chaque doigt pour en faire des mini-préservatifs que l'on
pourra utiliser facilement pour chaque doigté. N'oubliez pas
de vous couper les ongles afin d'éviter les risques de
lésion.
Pénétrer ?
Quelles précautions prendre lorsqu'on pénètre ou que l'on
est pénétrée ?
Il est nécessaire d'utiliser une capote pour chaque
pénétration associée à un gel non gras à base d'eau, en
veillant à ne poser la capote que sur un sexe en érection.
Pour la personne pénétrée, l'éjaculation sans préservatif
augmente le risque de contamination, de même que la sodomie,
pratique à plus haut risque dans la mesure où la muqueuse
anale est plus fine et plus perméable.
Pour l'homme qui pénètre sans capote, le sang des règles,
plus contaminant que les sécrétions vaginales et les lésions
de la muqueuse anale ou rectale (fissures, infections ou
hémorroïdes) augmentent le risque.
Toute irritation et toute infection au niveau des organes
génitaux et de l'anus, de même que toutes les pratiques
sexuelles pouvant favoriser les saignements (fist fucking,
jeux avec accessoires) augmentent les risques de
transmission dans les deux sens. Il faut donc consulter un
médecin en cas de gêne, même modérée.
Lors de pénétrations successives avec des partenaires
différent-e-s ?
Lors de pénétrations successives avec partenaires multiples,
il convient de changer de préservatif entre chaque
partenaire de façon à ne pas mélanger leurs sécrétions
vaginales ou anales et à ne pas faire voyager le VIH ou les
autres MST d'une personne à l'autre. Les personnes pénétrées
peuvent se contaminer l'une/autre à leur insu, via la
personne qui pénètre, celle-ci étant à l'abri de tout
risque.
D'ailleurs beaucoup de femmes libertines se plaignent de MST
à répétition...
Dans le cas d'un rapport entre deux personnes, si la
pénétration vaginale suit la pénétration anale, il est
important d'utiliser une autre capote car il y a risque
d'infection vaginale par les germes de l'intestin.
Comment se protéger lorsqu'on échange des jouets sexuels
comme les godemichés ?
Il est vivement recommandé d'utiliser un préservatif
accompagné d'un gel non gras à base d'eau pour chaque
pénétration avec le gode. Une capote à chaque utilisation du
jouet, même si l'on ne le partage pas, peut simplifier son
nettoyage.
Penser que tous les objets, de toute nature et de toute
matière, peuvent bénéficier d'une stérilisation à froid au
moyen de produits spécifiques (Milton... )
Oser / Jouer ?
Les ordres et les coups, dans le respect des limites de
chacun-e-s, ne transmettent aucune maladie mais attention au
sperme sur une peau endommagée. Les jeux de fouet, le
travail des seins (avec ou sans pince) sont des plaisirs
aussi délicieusement douloureux que safe lorsqu'on veille à
ne pas occasionner de lésion. Pour les jeux de cire chaude
sur le gland, les seins, la langue ou l'anus, les bougies
ordinaires blanches sont les meilleures car la cire est
assez chaude pour exciter sans brûler.
Pour ceux qui aiment les jeux de dilatation du vagin ou de
l'anus, voir même le fist-fucking : ces pratiques
nécessitent du calme, du temps et de la confiance entre les
partenaires. Elles sont non contaminantes dans la mesure ou
celui/celle qui les fait ales ongles ras et utilise un gant
de latex généreusement lubrifié pour ne pas fragiliser
l'anus ou le vagin.
Quelles précautions prendre lorsqu'on aime les jeux uro ?
Les "golden showers" sur une peau saine sont non
contaminantes par le VIH, mais il vaut mieux éviter
l'émission urinaire dans la bouche, le vagin et l'anus si la
douche suit immédiatement une éjaculation. Le premier jet
peut contenir du sperme donc...
Et pour les jeux scato ?
Comme les jeux uro, les jeux scato, sans ingestion sont sans
risque de contamination par le VIH. Avaler comporte
cependant un risque, à fortiori s'il existe des lésions de
la muqueuse rectale ou intestinale du donneur. Elle peut
aussi être contaminante en terme d'hépatites (et notamment
l'hépatite A qui est présente dans les selles) et d'autres
micro-organismes.
Quelles précautions prendre pour les douches anales et
vaginales ?
N'utiliser que de l'eau propre légèrement tiède. Eviter tout
genre d'additif. Vérifier que les tubes, les tuyaux et
autres objets destinés à l'introduction dans l'anus ou le
vagin soient dépourvus de toute aspérité ou arrête coupante
(risque de lésion). S'assurer que les objets soient
parfaitement nettoyés et désinfectés entre chaque usage et
chaque partenaire.
Quelles précautions prendre lorsqu'on aime le crachat ?
Aucune. C'est aussi inoffensif que le baiser profond, la
concentration trop faible pour causer une contamination. Il
est par contre plus prudent d'être vacciné-e contre
l'hépatite B.
Et lorsqu'on aime se faire éjaculer sur le sexe, la bouche,
le visage ou toute autre partie du corps ?
Cette pratique, très répandue dans l'imagerie des films X,
nécessite beaucoup d'habileté afin d'éviter que le sperme ne
se répande et n'atteigne l'intérieur du sexe ou de la
bouche. Eviter aussi le contact avec les yeux, c'est très
douloureux, mais osez jouer avec le reste de votre corps.
Et lorsque, au hasard d'une partie de plaisir à plusieurs,
on rencontre à l'air libre sperme et sécrétion ?
Tout dépend du milieu ou du contexte. Si l'air est sec, s'il
fait très chaud, si c'est juste une petite trace de sperme
qui a séché très vite, le VIH mourra rapidement. Si c'est
une grosse tache de sang ou de sperme, et si le milieu est
humide, il survivra plus longtemps. De toute façon, on sait
que le VIH a une durée de vie limitée à l'air libre; malgré
tout, il est plus prudent d'éviter tout contact avec les
muqueuses. Donc, ne posez pas votre sexe, vos sexes
n'importe où...
Et si le piercing me tente ?
L'étendue du corps est vaste, l'imagination aussi. Il
convient de s'assurer que les bijoux de piercing soient bien
en acier chirurgical ou en or afin d'éviter toute allergie
ou infection. Pendant la durée de la cicatrisation vaut
mieux éviter tout contact avec des liquides potentiellement
contaminants.
Et si le tatouage me tente ?
S'adresser à des spécialistes qui vous garantiront une
hygiène parfaite des lieux et l'emploi d'un matériel à usage
unique ou stérilisé. Quant aux dessins et à leur
localisation, seule votre imagination en fixe les limites.
Et le rasage ?
Certaines personnes apprécient le rasage des parties
intimes; là encore, si le rasage fait partie des jeux
sexuels, attention, la peau, en cas d'irritation ou de micro
lésion, peut devenir une porte d'entrée aux virus.
Préservatifs et lubrifiants :
Pour en finir avec les idées reçues
Les préservatifs ?
"Le préservatif, c'est pas érotique."
FAUX
Il peut s'intégrer aux pratiques sexuelles comme un objet
érotique (au même titre qu'un bas de soie ou un cockring).
Il peut aussi donner lieu à des jeux érotiques.
"Beaucoup de préservatifs sont de mauvaise qualité."
FAUX
Les préservatifs vendus en France ont fait l'objet de
contrôles de qualité établis selon des critères très
stricts. L'inscription NF (ou CE : norme européenne) est la
garantie de cette qualité. En outre, si une capote NF non
périmée éclate, c'est souvent parce qu'elle a été mal posée
ou que la lubrification est insuffisante. Lors de la mise en
place, pincer avec les doigts le réservoir pour en chasser
l'air, la dérouler aussi loin que possible sur le sexe. On
sait que les accidents de préservatifs diminuent avec
l'habitude de les utiliser et avec l'application
systématique de gel non gras à base d'eau. Il est important
aussi de ne poser la capote que sur un sexe en érection. Si
cette dernière s'altère, il vaut mieux changer de
préservatif afin que le sexe soit toujours entièrement
recouvert et que la capote ne vrille pas.
"Deux préservatifs protègent mieux qu'un."
FAUX
L'utilisation de deux préservatifs enfilés l'un sur l'autre,
au contraire, favorise les risques d'éclatement s'il y a des
bulles d'air entre les deux capotes. De même les frottements
de l'un contre l'autre peuvent altérer le latex.
"Il me faut un préservatif grande taille."
FAUX
Sauf si la taille du pénis en érection excède 20 cm. Si la
capote est trop grande, elle risque de vriller sur le sexe
et de se rompre pendant le rapport sexuel. Si on estime que
les préservatifs standards sont trop courts, penser qu'il y
a 20 cm à dérouler. Par contre, certains pénis peuvent se
sentir à l'étroit de par leur diamètre, c'est pour eux qu'il
existe de grandes tailles : King Size (Manix), Easy (Hot
Rubber), XL (ProphyItex), Grandes Tailles (Hopplite), Magnum
(Khondomz).
"Je suis allergique aux capotes, je ne peux pas en utiliser,
il n'y a rien à faire."
FAUX
On peut être allergique aux capotes quand on est allergique
soit au latex qui les compose soit au lubrifiant. Pour
identifier l'allergie, il est conseillé de consulter un-e
allergologue qui pratiquera des tests cutanés. Mais dans
tous les cas ne désespérez pas, certains fabricants ont tout
prévu. Il existe des préservatifs hypoallergéniques :
Crystal (Manix), Feeling (Durex). Gamme (Khondomz). Il
existe également des capotes non lubrifiées : Bleu
(Prophyltex).
"Il n'existe que des préservatifs masculins."
FAUX
Il existe aujourd'hui des préservatifs "féminins"(Ie Fémidon
et le Réality), que toute personne souhaitant être pénétrée,
femme ou homme, peut se poser avant le rapport sexuel. C'est
un fourreau en polyuréthanne muni d'un anneau flexible à
chaque extrémité. Le corps de ce préservatif double la paroi
vaginale ou anale. Il peut être mis en place jusqu'à 8
heures avant le rapport sexuel. Il n'est pas nécessaire de
le retirer juste après le rapport. Il peut être laissé en
place en cas de pénétrations successives avec le même
partenaire. Mais il convient d'en changer à chaque
pénétration avec un partenaire différent.
Les lubrifiants ?
"On peut utiliser n'importe quel lubrifiant avec les
préservatifs."
FAUX
La vaseline et tous les corps gras, tels que les produits de
bronzage, l'huile d'olive, le beurre, les crèmes ou les
ovules spermicides, sont fortement déconseillés car ils
rendent le latex plus fragile, les préservatifs poreux et
augmentent les risques de rupture. Les lubrifiants
compatibles avec les préservatifs sont à base d'eau et non
gras. On les appelle aussi "gel".
Avant tout achat de lubrifiant vérifier sa compatibilité
avec les préservatifs.
"On utilise des lubrifiants uniquement pour la sodomie."
FAUX
On conseille une application systématique de gel non gras à
base d'eau lorsqu'on utilise un préservatif autant pour les
pénétrations anales que vaginales pour diminuer les risques
d'accident de capote. C'est aussi plus plaisant pour la
personne pénétrée. Et pour le confort du pénis... mettre une
goutte de gel sur le gland ou au fond de la capote avant de
l'enfiler permet un contact plus agréable avec le latex.
"Les femmes qui désirent utiliser des lubrifiants pour des
pénétrations vaginales sont frigides."
FAUX
Comme on ne bande ni n'éjacule sur commande, on ne mouille
pas non plus sur commande. Le gel est très utile et
confortable, il évite les irritations vaginales en cas de
pénétrations prolongées ou successives et en cas de
sécheresse vaginale.
Comment savoir où on en est ?
Comment savoir ?
MST et hépatites ?
Les symptômes, tels que rougeurs, démangeaisons, etc,... ne
sont pas toujours causés par une MST. Quelque soient les
signes d'alerte, consultez un médecin qui fera un diagnostic
et prescrira, s'il y a lieu, le traitement nécessaire.
Pensez à informer le/la, ou les partenaires concerné-e-s de
façon à ce qu'ils se fassent également suivre.
Il existe un vaccin contre l'hépatite A et B mais aucun
contre la C. Dans tous les cas un test est possible pour
connaître votre statut sérologique et votre éventuelle
immunité naturelle (innée ou acquise) face aux hépatites.
Qu'est ce que le dépistage du VIH ?
Il s'agit d'un bilan sanguin qui permet de détecter la
présence du virus dans l'organisme et donc de déceler la
contamination. Un test de dépistage n'est pas un moyen de
prévention : il ne protège pas du VIH. Il ne fait
qu'informer une personne sur son statut sérologique : un
résultat positif signifie que la personne a été contaminée.
Le dépistage est une démarche personnelle et volontaire.
Où peut on faire un test de dépistage ?
Dans un Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (CIDAG) :
toute personne peut y obtenir des informations et des
conseils. Il n'y a pas besoin d'ordonnance médicale. Un
personnel formé vous accueille et vous explique la démarche
de dépistage.
Dans un laboratoire d'analyses médicales : la demande de
dépistage doit être auprès d'un médecin en cabinet. Celui-ci
établit une ordonnance qui permet de se rendre dans un
laboratoire d'analyses médicales.
A quel moment peut-on faire un test de dépistage ?
A tout moment, si vous désirez faire le point et savoir où
vous en êtes.
Après une prise de risque, il est vivement recommandé de
faire un premier test dans les 15 à 30 jours qui suivent la
contamination, car on sait aujourd'hui détecter la présence
du virus dans ces délais. Si le résultat est positif, la
contamination est certaine et un traitement est alors
envisagé pour ralentir l'infection. Si le résultat est
négatif, cela est très rassurant mais un test réalisé 3 mois
après le risque affirme de façon absolue la
non-contamination.
Que faire s'il y a eu risque de contamination ?
Il ne faut jamais attendre : contacter immédiatement, au
plus tard dans les 48 heures, le service hospitalier
d'urgence qui pourra évaluer avec vous la nature et le degré
du risque encouru et ce qu'il convient d'entreprendre. En
cas de très haut risque, un traitement d'urgence est
possible pour tenter d'éviter la contamination.
Comment réagir dans l'urgence ?
En cas de présence de sperme dans l'anus ou le vagin, éviter
de pratiquer un lavement juste après avec un désinfectant.
Ces produits sont généralement trop agressifs et risquent
d'irriter la muqueuse provoquant un risque supplémentaire.
Préférer un lavement à l'eau tiède qui éliminera le sperme
sans irriter la muqueuse en cas de contact de liquides
contaminants avec une plaie, rincer à l'eau tiède,
désinfecter avec de la bétadine, de l'Hexomédine ou du Dakin
Cooper stabilisé.
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